Brink [Test – PS3]

Brink 1

Brink, c’est le genre de jeu qui donne envie qu’on s’intéresse à lui grâce à sa direction artistique qui est vraiment réussi. Le truc, c’est qu’à part ça, il n’a pas vraiment beaucoup d’autres atouts. Et pourtant, avec des choix différents on aurait pu avoir un jeu assez sympa !

L’univers de Brink se déroule dans un futur où les Hommes se sont réfugiés sur une île appelé l’Ark. Si, au départ, tout se passait très bien et que tout le monde pouvait y vivre en paix, la situation allait changer à cause du nombre de personnes de plus en plus nombreuses à arriver sur l’île. Des conflits ont commencé à apparaître et deux camps se sont formés. D’un côté, on y trouve la Sécurité qui est chargé du maintient de l’ordre dans le but de sauver l’Ark. Et de l’autre côté, on y trouve la Résistance qui souhaite surtout trouver un moyen de s’échapper de l’île à cause des inégalités et des méthodes parfois limite de la Sécurité. Le joueur à alors le choix : soit sauver l’Ark, soit s’en échapper !

Brink 2

Avec sa direction artistique et son univers, on aurait pu penser que Brink aller proposer quelque chose d’intéressant du côté de son mode solo, manque de chance le jeu est très orienté multijoueur. On commence alors par se créer un personnage qui sera le même que l’on joue du côté de la Sécurité ou de la Résistance, seul son apparence changera. Du côté de la personnalisation du perso, on peut dire que c’est assez complet. Trois types de morphologies sont proposés. On peut ainsi choisir un personnage fin qui sera très rapide mais moins résistant, un personnage lourd qui sera plus fort mais aussi moins rapide ou encore un personnage qui se situe entre les deux et qui aura des compétences plus équilibrées. Au départ, un seul type de morphologie est disponible (la moyenne), les deux autres sont à débloqués au fur et à mesure que l’on gagne de l’expérience durant les missions. Ensuite, on peut personnaliser beaucoup de choses, notamment sur l’apparence, en modifiant les vêtements, la coupe de cheveux, mettre de la peinture sur le visage du personnage ou encore même des tatouages. Beaucoup de choses sont proposés et suffisamment pour se créer un personnage qui pourra être unique. Il sera aussi possible de débloquer de nouvelles capacités, de nouvelles armes, etc. Une fois qu’on a enfin notre personnage, il faut ensuite lui choisir une classe qui peut être changé à tout moment. Quatre choix possible : soldat, médecin, ingénieur et opérateur.

Le fait de devoir choisir une classe n’est pas anecdotique puisque comme je le disais, Brink est avant tout un jeu multijoueur où il faut notamment savoir s’organiser en équipe. La plupart des missions ne consistent pas à éliminer un maximum d’ennemi mais de réussir à remplir certains objectifs. Le soldat sera ainsi plus fort que les autres, aura la possibilité de placer des explosifs et pourra avoir des munitions en illimités et en redonner à ses coéquipiers. Le médecin, comme vous vous en doutez, sera là pour soigner les autres en cas de besoins mais aussi leur donner quelques bonus qui boosteront leurs capacités. L’ingénieur pourra réparer des objets du décor comme par exemple des ponts ou des barricades. Et enfin, les opérateurs sont capables de se faire plus discret aux yeux de l’ennemi, ils peuvent repérer les mines ennemis et aussi pirater des systèmes informatiques. Enfin, si du côté de la jouabilité ça se passe plutôt bien, on trouve aussi un système appelé SMART qui permet de se déplacer facilement sans trop se soucier des obstacles qui se trouvent sur le chemin. En maintenant simplement la touche L2, le personnage les évite automatiquement.
Bref, une bonne organisation est donc primordiale dans le jeu et pour le mode multi ça peut être assez sympa à jouer. Mais si on veut jouer à Brink en solo, est-ce que ça sera aussi intéressant ? La réponse est non.

Brink 3C’est bien simple, le jeu n’a juste aucun intérêt en solo. Pourtant on y retrouve bien un mode campagne qui peut se jouer tout seul. Le problème, c’est que dans ce mode on y retrouve simplement les modes de jeu qu’on retrouve en multi avec quelques cinématiques en plus, histoire de donner un semblant de scénario. Pas de grand intérêt, surtout qu’on peut très bien jouer aux modes multi tout seul avec des bots si on le souhaite, ce qui revient à faire exactement la même chose, les cinématiques en moins… En plus de ça l’IA est complètement à la ramasse avec des alliés qui sont incapables d’attirer l’attention des ennemis pendant qu’on essaye d’accomplir un objectif. Rien de plus frustrant. Et puis il faut préciser que le jeu ne propose que 8 cartes et que les missions de la campagne peuvent être jouer dans l’ordre qu’on veut. Preuve que le scénario ne sert pas à grand chose.
On trouve aussi d’autres modes de jeu comme un mode défis où quatre épreuve sont proposés. Alors là, on peut dire que c’est le grand n’importe quoi. Le premier défi demande en effet de s’occuper soi-même des différents objectifs, le plus vite possible en laissant ses coéquipiers repousser les ennemis. Comme dit un peu plus tôt, l’IA est tellement nulle que faire ça en solo c’est quasiment impossible ou alors très compliqué. Dans le mode campagne, on pouvait encore laisser les coéquipiers s’occuper d’un objectif et s’occuper soi-même des ennemis, c’était déjà un peu plus faisable…
Le deuxième défi consiste à faire un parcours le plus vite possible en passant sur tous les checkpoints qui sont placés à des endroits plus ou moins difficile. Sympa, sans plus.
Les deux autres défis sont soit de défendre un endroit, soit d’escorter un robot jusqu’à la fin d’un niveau. Rien de neuf puisque c’est la même chose qu’on retrouve dans les autres modes de jeu, que ce soit la campagne ou le mutli…

Pour terminer, un petit point sur la bande-son, notamment sur les doublages. Ces derniers sont vraiment loin d’être une réussite. Et vu qu’on les entend surtout dans les cinématiques du mode campagne, ça donne encore moins envie de s’y intéresser.

Brink 4Développeur : Splash Damage Editeur : Bethesda Softworks  Genre : FPS Date de Sortie : 10 Mai 2011 Disponible sur : PS3, Xbox 360 et PC




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