Les Aventures de Tintin – Les Cigares du Pharaon

Fin 1932, Hergé commence son nouveau récit, toujours dans l’optique de faire voyager son reporter de héros. Après avoir affronté les bolchéviques et les gangsters, Tintin se retrouve cette fois à enquêter sur une mystérieuse organisation internationale de trafic d’opium.

Par Henri

1Puisant son inspiration dans les romans de gare des années 30, Hergé en a reproduit l’aspect feuilletonesque, multipliant les rebondissements. Le point de départ de cette nouvelle aventure fait clairement référence aux expéditions archéologiques en Egypte et les fameuses malédictions des momies, mais cela ne servira que de prétexte à une histoire dans laquelle Tintin, suivant un égyptologue farfelu sur la piste du tombeau d’un pharaon, découvre finalement un repère de dangereux trafiquants.

Echappant toujours aux pièges tendus par des adversaires qui ont juré sa perte, Tintin va voyager malgré lui d’Egypte en Inde en passant par l’Arabie, sans qu’il n’y ait de vraisemblances : Le monde semble bien petit puisque l’organisation des trafiquants n’est jamais bien loin de Tintin, où qu’il aille ! Bref, ce n’est pas encore avec cet album qu’Hergé a acquis sa réputation d’auteur documenté, mais malgré ses tâtonnements, son récit est davantage construit et sans nul doute bien plus intéressant que les précédents albums.

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S’il n’est pas considéré comme un Tintin majeur par les tintinophiles qui jugent cet album assez maladroit, j’avoue que Les Cigares du Pharaon fut l’un de mes préférés dans ma jeunesse, et en garde toujours une grande sympathie. Sans doute est-ce grâce au côté mystérieux et inquiétant savamment entretenu de l’organisation des trafiquants, masquée derrière le sceau du pharaon Kih-Oskh et prête à employer le fameux « poison qui rend fou » pour réduire au silence les témoins gênants !
Publié initialement en noir et blanc sous le titre Tintin en Orient, Les Cigares du Pharaon sera la dernière des versions originales « Petit Vingtième » à connaître une refonte complète et en couleur en 1955, laquelle est généralement connue du plus grand nombre. Néanmoins, la trame de la réédition est restée fidèle à l’original, et constitue aussi un préalable indispensable au Lotus Bleu, puisque l’intrigue des Cigares du Pharaon se poursuit en Chine, autre pays plein de mystères !

4Surtout, cet album pose les bases de l’univers Tintin, avec une galerie de personnages bien plus riche et appelée à apparaître dans les aventures ultérieures, alors même que ceux apparus dans les trois premiers albums n’étaient pas vraiment marquants. Les Cigares du Pharaon introduit ainsi les inénarrables Dupondt, des adversaires plus collants et idiots que réellement dangereux, mais marque également la rencontre avec le grand adversaire de Tintin : l’infâme Rastapopoulos ! Aux côtés de ces personnages incontournables de l’univers Tintin, apparaissent aussi Allan, le lieutenant de Rastapopoulos ; le marchand Oliveira da Figueira ; sans oublier le diabolique fakir et ses pouvoirs hypnotiques.

Facile à lire malgré ses défauts, ce 4ème album des aventures de Tintin constitue une bonne porte d’entrée dans l’univers du reporter.

 

 




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